La Bulgarie

 

Sorte de dernière terra incognita européenne, la Bulgarie est le plus énigmatique de tous les pays de l’Est. Elle est au cœur de l’Europe balkanique. Ce territoire est un assemblage étonnant de montagnes, de forêts, de vallées perdues, de plaines fertiles, de lacs et rivières, sans oublier les plages de la mer Noire. La variété des paysages va de pair avec celle des activités possibles, allant de la rando à la baignade en passant par le ski.

Je serai enchantée de partager avec vous mon attachement à ce pays peu connu et trop souvent délaissé par les visiteurs.  J’y ai travaillé pendant 2 ans dans les années 80 et depuis, mes nombreux séjours m’ont à chaque fois charmée et étonnée.

C’est avec l’aide de mon ami bulgare, Dimo, que j’imaginerai pour vous le voyage qui vous surprendra : visite de villes, monastères, cathédrales qui dévoilent leurs influences ottomanes et russes, la Mer Noire avec ses plages et ses sports d’eau, les montagnes et leurs possibilités infinies de randonnées, la gastronomie et l’œnologie, véritables enchantements pour nos palais mais aussi la Vallée des roses, le delta du Danube …. et tant d’autres merveilles.

Carte d'identité

La BULGARIE, България, pays ensoleillé qui exhale le parfum des roses, bordée au nord par la Roumanie, au sud par la Turquie et la Grèce, à l’ouest par la Serbie et la Macédoine et à l’est par la mer Noire, présente, une grande variété de sites qui sont autant de séduisantes curiosités touristiques.

Avec ses paysages montagneux, ses vignes, ses vergers, un littoral ourlé de plages immenses, des stations thermales et des villes – musées, la BULGARIE a de quoi vous séduire, que vous soyez sportifs, amateurs d’art, de folklore ou tout simplement adepte du farniente.

Un proverbe bulgare dit : “Ne nous appartient que ce que nous offrons aux autres” et illustre bien la mentalité d’un pays qui offre beaucoup avec modestie, simplicité et naturel.

Les amateurs de musique folklorique connaissent probablement plusieurs musiciens bulgares. Une chanson traditionnelle bulgare a d’ailleurs été enregistrée sur le disque d’or embarqué à bord de la sonde Voyager envoyée dans l’espace par la NASA. Parmi les Bulgares célèbres, citons la philosophe Julia Kristeva, l’écrivain Elias Canetti, lauréat du prix Nobel de littérature en 1981, et le sculpteur Christo (Javechev), à qui l’on doit de nombreuses sculptures d’extérieur pour le moins surprenantes et la chanteuse Sylvie Vartan.

Sa carte d’identité
Ce pays est un des plus anciens d’Europe, le Premier Royaume Bulgare fut fondé par le khan Asparoukh au VIIe siècle. (681).
Superficie : 110 912 km2
Population : 7,8 millions d’habitants en 2008, dont 21% vivent en milieu rural.
Capitale : Sofia,(1,1 million d’habitants), capitale depuis 1879.
Deuxième ville : Plovdiv (722 000 habitants).
Autres villes : Varna, Bourgas, Veliko Tarnovo, Vratsa, Blagoevgrad, Stara Zagora.
Peuple et ethnies : Bulgares (88,9%), Turcs (8,5%), Tziganes (2,6%) et autres (Russes, Grecs, Arméniens).
Le climat est essentiellement continental, avec des hivers froids (-1,3 °C en moyenne) et des étés chauds (23,5 °C en moyenne).
Décalage horaire : + une heure par rapport à la Belgique.
La langue officielle est le bulgare, langue slave écrite en caractères cyrilliques. La première dont l’alphabet a été créée au IX ème siècle par les frères Saint Cyrille et Méthode. Le bulgare est une des langues officielles de l’Union européenne.
La Religion principale pratiquée est le christianisme orthodoxe. Une minorité pratique l’islam, d’autres le catholicisme et le judaïsme.
Système politique : C’est une république démocratique depuis 1990.
Président de la République de Bulgarie : Roumen RADEV, élu le 22 janvier 2017.
Premier ministre : Boïko Borissov en fonction depuis mai 2017.
Parlement : il est monocaméral. L’Assemblée nationale (Narodno Sabranie), est constituée de 240 députés élus au suffrage universel direct pour une durée de quatre ans. Le pays comprend neuf régions du point de vue administratif et il est divisé en communes, dirigées par les maires.
Biens culturels et naturels inscrits sur la liste du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO : Cavalier de Madara, église de Boyana, églises rupestres d’Ivanovo, tombe thrace de Kazanlak, ancienne cité de Nessebar, monastère de Rila, parc national de Pirin, réserve naturelle de Srébarna, tombeau thrace de Svechtari.
La monnaie bulgare utilisée est le lev, (pluriel leva) / BGL (abbréviation internationale), divisé en centimes (stotinki)
La devise bulgare est liée à l’euro par un taux de change fixe de 1,95583 leva pour un euro.

Un peu d'histoire

De langue indo-européenne iranienne, les Thraces furent un peuple hautement civilisé peuplant, pendant l’Antiquité, le territoire de l’actuelle Bulgarie. Ils se répartissent en diverses tribus jusqu’à ce que le roi Térès les réunisse autour d’un État, vers 500 avant notre ère. Le royaume de Thrace atteint son apogée sous le règne des rois Sitalkès et Cotys (383-359 avant J.-C.), de la dynastie des Odrysses ; détruit et envahi par la Macédoine de Philippe, le père d’Alexandre, il connaît un renouveau sous Seuthès III en -341. En 188 de notre ère, la Thrace est définitivement intégrée dans l’empire romain qui petit à petit romanise les populations au nord d’une ligne nommée Jirecek (du nom de l’historien du XIXe siècle qui l’identifia), tandis qu’au sud de cette ligne, les Thraces s’hellénisèrent (les chercheurs en histoire connaissent ces influences, mais l’histoire officielle militante n’admet ni romanisation, ni hellénisation chez les Thraces).
À partir du VIe siècle arrivent, le plus souvent pacifiquement, les Slavons, des Slaves qui s’installent parmi les populations thraces romanisées ou hellénisées. Les Slavons deviennent progressivement majoritaires. À partir du VIIe siècle arrivent les Bulgares. À l’origine, il s’agit d’un peuple de cavaliers des steppes du Don, issu d’une synthèse ethnique entre des tribus d’Asie centrale. Au VIe siècle les Bulgares du Don s’étaient séparés en deux : une moitié était remontée vers le nord et avait fondé la Bulgarie de la Volga (ultérieurement convertie à l’islam et assimilée par les Tatars), l’autre moitié – menée par le Khan Asparoukh – avait entamé une migration vers l’ouest et fondé en 681 la Bulgarie du Danube, un vaste Khanat qui s’étendait sur les actuelles Bulgarie, Macédoine, Serbie, Hongrie occidentale, Roumanie et Moldavie. Selon des thèses récentes et bien fondées telle que celle qu’émet l’académicien Bojidar Dimitrov, ce premier État bulgare est la continuation directe de l’État de Koubrat le Grand, le père d’Asparoukh, dont l’empire couvrait aussi l’actuelle Ukraine.
En 717, les Bulgares contribuent à sauver Byzance des assauts arabes. Le khan Tervel est appelé par ses contemporains ‘Le Sauveur d’Europe’. Entre 861 et 864, la Bulgarie embrasse la foi orthodoxe, adopte le slavon comme langue usuelle et officielle, et atteint sa plus grande extension territoriale sous Siméon, premier tsar. Mais au Xe siècle, en 969, l’empereur byzantin Basile II (surnommé Bulgaroctone, le « tueur de Bulgares »), allié aux Russes de Kiev, attaque la Bulgarie. En 971, il prend Preslav la capitale, et en 1018, il met fin au premier Tzarat et réincorpore la Bulgarie dans l’Empire romain d’Orient.
En 1180, les Valaques des Balkans se soulèvent avec la dynastie Deleanu et en 1186 créent un Regnum Valachorum gouverné par les Tzars Kaloyan et Asen, nommé « Valachie bulgare » ou « Second Tzarat », et bientôt remplacé, au bout d’un demi-siècle, par trois Tzarats bulgares (Vidin, Trnovo et Dobritch) qui tombent l’un après l’autre aux mains des Ottomans.
La Bulgarie est entièrement conquise en 1396. Malgré une domination ottomane qui ne prend fin qu’un demi-millénaire plus tard, les tentatives d’islamisation du pays n’ont réussi que très partiellement (Pomaques : bulgares musulmans) ; en revanche, des Turcs se sont installés en Bulgarie (notamment dans l’est du pays) et certains se sont même convertis au christianisme (Gôk-Oguzes). La domination ottomane ne prend effectivement fin que suite à l’insurrection d’avril 1876, qui entraîne la guerre russo-turque de 1877 et le traité de San Stefano du 3 mars 1878, par lequel la Bulgarie acquiert une indépendance relative en tant que principauté autonome. Elle n’accède à l’indépendance véritable que le 22 septembre 1908, en tant que monarchie.
Le pays est profondément impliqué en 1912 et 1913 dans les guerres des Balkans, série de conflits avec ses voisins. Pendant les deux guerres mondiales, elle se retrouve dans le camp des perdants.
Après la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie entre dans la sphère d’influence de l’URSS et devient elle-même une « démocratie populaire », en réalité une dictature communiste, en 1946. La domination russe s’achève en 1990, quand ont lieu les premières élections multipartites.
La Bulgarie rejoint l’OTAN en 2004 et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2007. Elle a signé son traité d’adhésion le 25 avril 2005 à Luxembourg.

Œnologie & gastronomie

La gastronomie mélange les traditions orientales et occidentales. La plus connue des préparations bulgares est sans doute le yoghourt qui assure, dit-on, la longévité de ceux qui en mangent régulièrement. Les mets traditionnels de la cuisine bulgare sont les potages, les viandes en sauce, les viandes rôties, les viandes au four (guvetch) garnies de légumes de saison, les grillades (brochettes et boulettes de viandes hachée : kébaptchéta) et les feuilletés (banitza). Au dessert figurent avant tout des pâtisseries orientales au sirop, le riz au lait, la compote de pruneaux secs (ochaf) et d’autres spécialités. Pour découvrir la Bulgarie à travers sa cuisine et dans une ambiance typique, nous vous conseillons de choisir les restaurants dits “mehana” qui sont des auberges généralement pittoresques jouissant d’un cadre rustique. De vieilles assiettes, des gobelets ou des gourdes ventrues sont disposées sur des étagères et les tables sont recouvertes de nappes aux couleurs vives, produits de l’artisanat local.

des idées de séjour

Circuit culturel en voiture (fly and drive) passant par Sofia, Plovdiv, Nessebar, Varna, Shumen, Ruse,Koprivchtitza. Les circuits peuvent se faire en 7 nuits, 10 nuits … suivant vos envies, votre budget et votre temps libre.

Circuits (fly and drive) à thème : circuit Lyrique, Monastique, Culture et traditions culinaires, l’île des Rodhopes, berceau de la civilisation thrace, sur la route du vin, la semaine de la rose….

Séjour randonnée dans les Balkans ou les Rodhopes

Séjour golf : les 8 terrains de golf que compte la Bulgarie permettent aux joueurs de profiter soit du littoral, soit des montagnes, ou encore de la ville de Sofia

Séjour wellness à Albena

Organisation de séminaires, de congrès, de « team-building »

Séjour aux sports d’hiver à Borovets, Bansko ou Pamporovo

Envie de voyager ? Prêt pour le grand départ ?

Contactez-nous !

Carte d’identité de la Bulgarie

La BULGARIE, България, pays ensoleillé qui exhale le parfum des roses, bordée au nord par la Roumanie, au sud par la Turquie et la Grèce, à l’ouest par la Serbie et la Macédoine et à l’est par la mer Noire, présente, une grande variété de sites qui sont autant de séduisantes curiosités touristiques.

Avec ses paysages montagneux, ses vignes, ses vergers, un littoral ourlé de plages immenses, des stations thermales et des villes – musées, la BULGARIE a de quoi vous séduire, que vous soyez sportifs, amateurs d’art, de folklore ou tout simplement adepte du farniente.

Un proverbe bulgare dit : “Ne nous appartient que ce que nous offrons aux autres” et illustre bien la mentalité d’un pays qui offre beaucoup avec modestie, simplicité et naturel.

Sorte de dernière terra incognita européenne, la Bulgarie est le plus énigmatique de tous les pays de l’Est. Elle est au cœur de l’Europe balkanique. Ce territoire est un assemblage étonnant de montagnes, de forêts, de vallées perdues, de plaines fertiles, de lacs et rivières, sans oublier les plages de la mer Noire. La variété des paysages va de pair avec celle des activités possibles, allant de la rando à la baignade en passant par le ski.

Pourtant, s’il fallait trouver une seule raison justifiant un voyage en Bulgarie, ce serait probablement son patrimoine archéologique et architectural. Ce pays a été un carrefour naturel au cœur des Balkans. Plusieurs civilisations (les Grecs, les Romains, les Thraces, les Byzantins, les Ottomans) se sont rencontrées et affrontées sur son territoire, parsemé de sites retraçant sa riche histoire. Après 5 siècles d’occupation ottomane ayant laissé une empreinte dans le paysage, l’indépendance, acquise de haute lutte en 1878, s’est également exprimée dans les constructions raffinées de la « Renaissance nationale ».

Les amateurs de musique folklorique connaissent probablement plusieurs musiciens bulgares. Une chanson traditionnelle bulgare a d’ailleurs été enregistrée sur le disque d’or embarqué à bord de la sonde Voyager envoyée dans l’espace par la NASA. Parmi les Bulgares célèbres, citons la philosophe Julia Kristeva, l’écrivain Elias Canetti, lauréat du prix Nobel de littérature en 1981, et le sculpteur Christo (Javechev), à qui l’on doit de nombreuses sculptures d’extérieur pour le moins surprenantes et la chanteuse Sylvie Vartan.

Sa carte d’identité

Ce pays est un des plus anciens d’Europe, le Premier Royaume Bulgare fut fondé par le khan Asparoukh au VIIe siècle (681).

Superficie : 110 912 km²

Population : 7,8 millions d’habitants en 2008, dont 21% vivent en milieu rural.

Capitale : Sofia,(1,1 million d’habitants), capitale depuis 1879.

Deuxième ville : Plovdiv (722 000 habitants).

Autres villes : Varna, Bourgas, Veliko Turnovo, Vratsa, Blagoevgrad, Stara Zagora.

Peuple et ethnies : Bulgares (88,9%), Turcs (8,5%), Tziganes (2,6%) et autres (Russes, Grecs, Arméniens).

Le climat est essentiellement continental, avec des hivers froids (-1,3 °C en moyenne) et des étés chauds (23,5 °C en moyenne).

Décalage horaire : + une heure par rapport à la Belgique.

La langue officielle est le bulgare, langue slave écrite en caractères cyrilliques. La première dont l’alphabet a été créée au IX ème siècle par les frères Saint Cyrille et Méthode. Le bulgare est une des langues officielles de l’Union européenne.

La Religion principale pratiquée est le christianisme orthodoxe. Une minorité pratique l’islam, d’autres le catholicisme et le judaïsme.

Système politique : C’est une république démocratique depuis 1990.

Président de la République de Bulgarie : Roumen RADEV, élu le 22 janvier 2017.

Premier ministre : Boïko Borissov en fonction depuis mai 2017.

Parlement : il est monocaméral. L’Assemblée nationale (Narodno Sabranie), est constituée de 240 députés élus au suffrage universel direct pour une durée de quatre ans. Le pays comprends neuf régions du point de vue administratif et il est divisé en communes, dirigées par les maires.

Biens culturels et naturels inscrits sur la liste du comité du patrimoine mondial de l’UNESCO : Cavalier de Madara, église de Boyana, églises rupestres d’Ivanovo, tombe thrace de Kazanlak, ancienne cité de Nessebar, monastère de Rila, parc national de Pirin, réserve naturelle de Srébarna, tombeau thrace de Svechtari.

La monnaie bulgare utilisée est le lev, (pluriel leva) / BGL (abbréviation internationale), divisé en centimes (stotinki)

La devise bulgare est liée à l’euro par un taux de change fixe de 1,95583 leva pour un euro.

La gastronomie mélange les traditions orientales et occidentales. La plus connue des préparations bulgares est sans doute le yoghourt qui assure, dit-on, la longévité de ceux qui en mangent régulièrement. Les mets traditionnels de la cuisine bulgare sont les potages, les viandes en sauce, les viandes rôties, les viandes au four (guvetch) garnies de légumes de saison, les grillades (brochettes et boulettes de viandes hachée : kébaptchéta) et les feuilletés (banitza). Au dessert figurent avant tout des pâtisseries orientales au sirop, le riz au lait, la compote de pruneaux secs (ochaf) et d’autres spécialités. Pour découvrir la Bulgarie à travers sa cuisine et dans une ambiance typique, nous vous conseillons de choisir les restaurants dits “mehana” qui sont des auberges généralement pittoresques jouissant d’un cadre rustique. De vieilles assiettes, des gobelets ou des gourdes ventrues sont disposées sur des étagères et les tables sont recouvertes de nappes aux couleurs vives, produits de l’artisanat local.

L’histoire en bref : De langue indo-européenne iranienne, les Thraces furent un peuple hautement civilisé peuplant, pendant l’Antiquité, le territoire de l’actuelle Bulgarie. Ils se répartissent en diverses tribus jusqu’à ce que le roi Térès les réunisse autour d’un État, vers 500 avant notre ère. Le royaume de Thrace atteint son apogée sous le règne des rois Sitalkès et Cotys (383-359 avant J.-C.), de la dynastie des Odrysses ; détruit et envahi par la Macédoine de Philippe, le père d’Alexandre, il connaît un renouveau sous Seuthès III en -341. En 188 de notre ère, la Thrace est définitivement intégrée dans l’empire romain qui petit à petit romanise les populations au nord d’une ligne nommée Jirecek (du nom de l’historien du XIXe siècle qui l’identifia), tandis qu’au sud de cette ligne, les Thraces s’hellénisèrent (les chercheurs en histoire connaissent ces influences, mais l’histoire officielle militante n’admet ni romanisation, ni hellénisation chez les Thraces).

À partir du VIe siècle arrivent, le plus souvent pacifiquement, les Slavons, des Slaves qui s’installent parmi les populations thraces romanisées ou hellénisées. Les Slavons deviennent progressivement majoritaires. À partir du VIIe siècle arrivent les Bulgares. À l’origine, il s’agit d’un peuple de cavaliers des steppes du Don, issu d’une synthèse ethnique entre des tribus d’Asie centrale. Au VIe siècle les Bulgares du Don s’étaient séparés en deux : une moitié était remontée vers le nord et avait fondé la Bulgarie de la Volga (ultérieurement convertie à l’islam et assimilée par les Tatars), l’autre moitié – menée par le Khan Asparoukh – avait entamé une migration vers l’ouest et fondé en 681 la Bulgarie du Danube, un vaste Khanat qui s’étendait sur les actuelles Bulgarie, Macédoine, Serbie, Hongrie occidentale, Roumanie et Moldavie. Selon des thèses récentes et bien fondées telle que celle qu’émet l’académicien Bojidar Dimitrov, ce premier État bulgare est la continuation directe de l’État de Koubrat le Grand, le père d’Asparoukh, dont l’empire couvrait aussi l’actuelle Ukraine.

En 717, les Bulgares contribuent à sauver Byzance des assauts arabes. Le khan Tervel est appelé par ses contemporains ‘Le Sauveur d’Europe’. Entre 861 et 864, la Bulgarie embrasse la foi orthodoxe, adopte le slavon comme langue usuelle et officielle, et atteint sa plus grande extension territoriale sous Siméon, premier tsar. Mais au Xe siècle, en 969, l’empereur byzantin Basile II (surnommé Bulgaroctone, le « tueur de Bulgares »), allié aux Russes de Kiev, attaque la Bulgarie. En 971, il prend Preslav la capitale, et en 1018, il met fin au premier Tzarat et réincorpore la Bulgarie dans l’Empire romain d’Orient.

En 1180, les Valaques des Balkans se soulèvent avec la dynastie Deleanu et en 1186 créent un Regnum Valachorum gouverné par les Tzars Kaloyan et Asen, nommé « Valachie bulgare » ou « Second Tzarat », et bientôt remplacé, au bout d’un demi-siècle, par trois Tzarats bulgares (Vidin, Trnovo et Dobritch) qui tombent l’un après l’autre aux mains des Ottomans.

La Bulgarie est entièrement conquise en 1396. Malgré une domination ottomane qui ne prend fin qu’un demi-millénaire plus tard, les tentatives d’islamisation du pays n’ont réussi que très partiellement (Pomaques : bulgares musulmans) ; en revanche, des Turcs se sont installés en Bulgarie (notamment dans l’est du pays) et certains se sont même convertis au christianisme (Gôk-Oguzes). La domination ottomane ne prend effectivement fin que suite à l’insurrection d’avril 1876, qui entraîne la guerre russo-turque de 1877 et le traité de San Stefano du 3 mars 1878, par lequel la Bulgarie acquiert une indépendance relative en tant que principauté autonome. Elle n’accède à l’indépendance véritable que le 22 septembre 1908, en tant que monarchie.

Le pays est profondément impliqué en 1912 et 1913 dans les guerres des Balkans, série de conflits avec ses voisins. Pendant les deux guerres mondiales, elle se retrouve dans le camp des perdants.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie entre dans la sphère d’influence de l’URSS et devient elle-même une « démocratie populaire », en réalité une dictature communiste, en 1946. La domination russe s’achève en 1990, quand ont lieu les premières élections multipartites.

La Bulgarie rejoint l’OTAN en 2004 et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2007. Elle a signé son traité d’adhésion le 25 avril 2005 à Luxembourg.